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Dans les coulisses d’un SOC : comment une attaque est détectée et neutralisée en temps réel ?
L’essentiel à retenir
- Le SOC qualifie les alertes de sécurité. Il corrèle les signaux issus des postes, des serveurs, des outils de sécurité et des environnements cloud pour distinguer un faux positif, une activité légitime et une menace qui demande une intervention.
- Une attaque ne se résume pas à un événement isolé. Un email de phishing, une connexion inhabituelle, l’installation d’un outil distant ou une communication C2 peuvent appartenir à une même séquence d’intrusion. Le SOC relie ces étapes pour comprendre la progression de l’attaque.
- Les analystes SOC combinent règles de détection, automatisation et analyse humaine. L’automatisation accélère le tri des alertes et l’application de scénarios connus. L’analyse humaine reste nécessaire pour interpréter le contexte client, qualifier la menace et décider des mesures à engager.
- Le SOC peut contribuer à contenir une attaque en cours. Selon le scénario et les procédures définies avec le client, les analystes peuvent recommander ou déclencher l’isolement d’un équipement, le blocage d’un compte compromis, la révocation d’identifiants ou la coupure d’une communication suspecte.
Rsecure propose deux niveaux de supervision SOC selon le périmètre à protéger. R-SOC Tranquility cible les PME qui veulent sécuriser leurs postes de travail et Microsoft 365 avec un EDR et des règles de détection standardisées. R-SOC s’adresse aux organisations qui doivent superviser un périmètre plus large, incluant serveurs, réseaux, cloud et applications métiers.
Pour une quatrième année consécutive, le risque cyber s’impose comme la principale menace pour les dirigeants d’entreprises européens, selon le risk barometer publié par l’assureur Allianz en 2025. La peur d’une interruption due à une cyberattaque y est une nouvelle fois la préoccupation majeure des organisations, devant les catastrophes naturelles et le changement climatique.
La difficulté pour les entreprises n’est pas seulement d’investir dans des solutions de cybersécurité. Encore faut-il être en capacité de pouvoir traiter les alertes, de comprendre les signaux suspects et d’intervenir avant qu’un cybercriminel n’accède aux données internes et ne compromette votre système d’information.
C’est précisément le rôle du SOC (Security Operations Center), une équipe d’experts en cybersécurité qui surveille en continu les événements de sécurité et analyse les alertes issues de votre parc informatique.
Longtemps associé aux grandes organisations, le SOC se démocratise en devenant accessible aux PME grâce à des offres managées, adaptées à leur budget, à leurs environnements et contraintes d’exploitation.
En quoi un SOC est-il essentiel à votre cybersécurité ? Comment fonctionne-t-il ? Que peut-il apporter à une PME déjà équipée d’un antivirus ou d’un pare-feu ?
Les experts de Rsecure, notre filiale dédiée à la cybersécurité, vous répondent dans cet article.
Qu’est-ce qu’un SOC et comment renforce-t-il la posture de cybersécurité de votre entreprise ?
Votre entreprise dispose certainement déjà d’un antivirus, d’un pare-feu ou d’un logiciel antispam directement intégrés à votre environnement de travail collaboratif, comme Microsoft 365 ou Google Workspace. En cas de doute sur un comportement suspect, ces solutions de sécurité informatique produisent des alertes. Mais sans vision d’ensemble, il devient difficile de déterminer si ces signaux annoncent une intrusion ou s’ils relèvent d’un faux positif.
En tant qu’extension de votre équipe informatique, le SOC apporte cette capacité de traitement. Il corrèle, agrège les données de télémétrie depuis l’ensemble de vos équipements informatiques, analyse ces événements, puis les replace dans le contexte de votre entreprise. Comme le souligne Laurent TABARD, SOC Manager chez Rsecure : « Le SOC ne se limite pas à une console de supervision. Il repose sur une organisation, des règles de détection et une analyse humaine qui nous permet de détecter des modes opératoires complexes. »
Aux capacités de détection du SOC s’ajoute un travail de remédiation. Lorsqu’une menace est confirmée, les analystes SOC cherchent à contenir sa progression dans le système d’information du client. Ils peuvent notamment bloquer des tentatives d’évasion, interrompre un déplacement latéral vers d’autres postes ou serveurs, isoler un poste compromis ou révoquer des identifiants utilisés lors de l’attaque.
Comment est organisée une équipe SOC ?
Le SOC de Rsecure s’articule autour de trois niveaux d’expertise :
- L’analyste de niveau 1 réalise une première qualification des données télémétriques collectées. Il a notamment pour fonction de vérifier si l’alerte correspond à un faux positif, à une activité attendue ou à un signal qui demande une investigation complémentaire.
- En cas de suspicion, l’analyste de niveau 2, ou N2, approfondit l’analyse. Il corrèle les informations, consulte le contexte du client et vérifie si plusieurs signaux convergent vers une menace qualifiée.
- L’analyste de niveau 3, ou N3, intervient sur les cas complexes, remédie et endigue la menace. Il mène des investigations avancées et contribue à l’amélioration continue du service notamment en intégrant de nouvelles règles de détection ou des solutions tierces, open-source ou propriétaires
Cette organisation optimise le traitement des alertes et permet aux analystes de concentrer leur expertise sur les événements qui le justifient.
Ainsi, faire appel à un SOC permet à toute entreprises d’améliorer à la fois son niveau de résilience face aux cybermenaces mais aussi de s’assurer de pouvoir stopper une attaque lorsqu’elle se produit.
Discutons de vos besoins en SOC !
Comment le SOC détecte-t-il les cyberattaques contre vos entreprises ?
Une cyberattaque se déroule rarement en une seule action. Elle suit une progression d’étapes, allant d’une phase de reconnaissance à l’intrusion dans le système d’information de la cible. Théorisé sous le nom de Kill Chain, ce modèle permet aux analystes SOC d’anticiper les mouvements du cybercriminel lorsque la menace est avérée.
À première vue, un email de phishing reçu par un collaborateur peut sembler n’être qu’un évènement isolé. Mais, s’il est suivi d’une connexion inhabituelle depuis un appareil inconnu, puis d’une tentative d’installation d’un outil d’administration à distance, alors le scénario change. En s’appuyant sur des référentiels et des modélisations types d’attaques, dont la Kill Chain est un exemple, l’analyste SOC relie ces événements pour déterminer s’ils appartiennent à une même séquence d’attaque.
Chez Rsecure, nos analystes SOC disposent de l’expertise nécessaire pour faire le lien entre ces signaux. Ils peuvent intervenir à différentes étapes de la cyberattaque afin de limiter sa progression, qu’elle vise le vol de données, le chiffrement de fichiers, la compromission de comptes ou la désorganisation de l’activité.
Phase 1 – La reconnaissance : les premiers signaux avant l’attaque
L’attaque commence souvent par une phase d’observation appelée “recon”. Le cyberattaquant cherche à comprendre l’environnement de l’entreprise visée. Il peut scanner des applications exposées, identifier des services accessibles depuis Internet ou collecter des informations publiques sur l’organisation et ses collaborateurs.
Ce que peut faire le SOC : lors du déploiement du SOC chez nos clients, les experts de Rsecure formulent des recommandations de configuration, notamment concernant les services accessibles depuis Internet. Ces conseils visent à réduire la surface d’attaque exposée de l’entreprise.
Ce premier travail facilite ensuite la détection des signaux faibles pour les analystes. Des scans répétés sur ces services exposés, ou des indicateurs issus de la CTI (Cyber Threat Intelligence) seront mieux identifiés et qualifiés et bénéficieront le cas échéant d’un niveau de surveillance renforcé.
Phase 2 – La livraison : l’attaque atteint la cible
La phase de livraison correspond au moment où l’attaque est transmise à l’entreprise. Dans un scénario courant, un collaborateur reçoit un message de phishing. Il peut contenir un lien, une pièce jointe ou une redirection vers une page frauduleuse.
Ce que peut faire le SOC : les équipes analysent les liens suspects, le domaine associé à l’expéditeur et le contenu du message. Le phishing n’est pas traité comme un événement isolé, mais comme le point de départ d’une potentielle séquence d’actions à surveiller.
Phase 3 – L’exploitation : Le cyberattaquant cherche à obtenir un premier accès.
La phase d’exploitation commence lorsque le cyberattaquant tente de tirer parti de l’action réalisée par la cible. Le collaborateur peut cliquer sur un lien, saisir ses identifiants, ouvrir un fichier ou télécharger un élément. L’attaquant peut aussi multiplier les tentatives de connexion, tester des mots de passe courants ou utiliser des identifiants issus de fuites de données.
Ce que peut faire le SOC : l’équipe analyse les actions qui suivent ce premier contact, afin de comprendre les impacts dans l’environnement informatique du client. Comme l’explique notre SOC Manager chez Rsecure : « C’est en fonction des actions menées ensuite que vous allez détecter qu’il y a potentiellement un problème ».
La valeur du SOC tient donc à sa capacité à interpréter une chaîne d’événements dans son ensemble, plutôt que des actions isolées.
Phase 4 – L’installation : le cyberattaquant établit un accès persistant.
Après la phase d’exploitation, l’attaquant peut chercher à établir un accès persistant sur la machine compromise. Il peut s’agir d’un programme malveillant (payload) ou de l’utilisation d’un programme légitime, déjà présent sur la machine de la victime.
Cette technique est connue sous le nom de « Living off the Land ». Comme l’explique le SOC Manager de Rsecure : « ce sont des outils légitimes qui sont détournés pour des actions malicieuses ».
Les « LOLBins » (Living Off the Land Binaries), notamment, sont des exécutables système légitimes (PowerShell, WMIC, certutil.exe) fréquemment détournés par les attaquants.
Ce que peut faire le SOC : vérifier si le programme utilisé est légitime dans l’environnement du client, si les actions menées correspondent à ses usages habituels et si les communications réseau ne révèlent aucun échange suspect avec l’extérieur.
Phase 5 – Le pilotage à distance : le cyberattaquant prend le contrôle.
Une fois l’accès persistant établi, le cybercriminel cherche à communiquer avec le poste ou le serveur compromis à travers un canal de commande et contrôle (C2). Ce canal permet de transmettre des instructions à l’équipement compromis, d’exécuter des actions à distance et de préparer les étapes suivantes de son attaque, souvent un déplacement latéral au sein du système d’information.
Ce que peut faire le SOC : les équipes analysent en continu les données transitant sur le réseau de l’entreprise. Les analystes cherchent à repérer toute communication inhabituelle, nom de domaine suspect, ou volume d’échange de données anormal. Les règles de détection prédéfinies par les équipes du SOC automatisent en partie ce travail et déclenchent des alertes de sécurité.
Si la nature malveillante de l’activité est confirmée, une mesure de remédiation peut être lancée, comme l’arrêt du processus suspect à l’aide d’une solution EDR qui aurait été installée en amont sur les postes de travail et équipements du parc informatique.
Phase 6 – L’objectif final : l’exfiltration de données
Après avoir acquis un accès persistant, l’attaquant cherche le plus souvent à exfiltrer des données et à se déplacer sur le réseau interne de l’entreprise dans le but d’infecter de nouvelles machines.
Ce que peut faire le SOC : plusieurs éléments sont maintenant à la disposition des analystes SOC, qui peuvent les corréler afin de déterminer si une attaque est bien en cours, mesurer les impacts possibles et identifier les équipements et comptes utilisateurs concernés.
Suite à la qualification de la menace, le client est alerté et des actions de remédiation sont déclenchées avec son accord. Ces actions peuvent inclure le blocage du compte ou l’isolement des équipements compromis.
Le SOC joue alors pleinement son rôle de conseil et d’accompagnement. L’expertise des analystes et leur connaissance de l’environnement du client leur permettent d’agir rapidement et de proposer les mesures adaptées.
Ainsi, si l’automatisation de la détection et l’intelligence artificielle peuvent faciliter la détection des cyberattaques, l’action du SOC reste encadrée par l’analyse humaine. « Le dernier verdict reste à chaque fois humain », précise Laurent Tabard.
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Le SOC managé, un service accessible pour les PME
Le SOC présente plusieurs avantages pour les entreprises qui souhaitent renforcer leur cybersécurité sans avoir à constituer une équipe dédiée en interne.
Notre offre R-SOC Tranquility a été conçue dans ce but. Pensée pour les PME, elle repose sur un modèle tarifaire lisible, défini selon le périmètre à superviser et les éléments à sécuriser au sein de votre infrastructure. « Chez Rsecure, le modèle repose sur un utilisateur, une machine ou un serveur. Le budget devient donc plus simple à anticiper », explique Laurent Tabard, SOC Manager chez Rsecure.
Nos analystes SOC peuvent assurer une supervision continue depuis nos locaux au Luxembourg, 24 h/24 et 7 j/7.
Avec l’offre R-SOC, les sociétés aux besoins de supervision plus larges, ou soumises à des exigences réglementaires plus strictes, peuvent étendre leur couverture, personnaliser le périmètre surveillé et adapter la supervision à des environnements de travail ou des infrastructures plus spécifiques.
Détectez les cybermenaces avec le SOC de Rsecure
Pour que la sécurité informatique ne devienne pas une charge supplémentaire pour votre entreprise, Rsecure prend le relais de vos équipes et renforce votre posture de cybersécurité.
Nos experts sont mobilisés et vous accompagnent en cas de doute ou d’attaque confirmée, mais aussi pendant la gestion de l’incident, en épaulant vos équipes.
Prenez contact dès aujourd’hui avec les équipes Rsecure pour évaluer le niveau de supervision adapté à votre entreprise.